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Nouvelles du Prisme – Interview avec le MESAD

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Serge Alain Kouadio – Coordinateur du projet Amboca

Serge Alain Kouadio, Coordinateur du projet Amboca, travaille depuis 2006 dans le MESAD. Il nous fait part de son expérience dans le programme Prisme.

Quelle est l’expérimentation du MESAD dans le Prisme? 

Le Mesad mène l’expérimentation du projet Amboca (qui veut dire « entre-aide »). Ce projet a pour objectif d’amener les populations du quartier précaire de Vridi 3 à être les principaux acteurs de leur propre développement afin qu’elles offrent à leurs enfants de meilleures conditions d’éducation et de santé. Le Mesad travaille depuis longtemps avec les approches communautaires participatives, avec les différents acteurs (les enseignants, les membres du COGES, les chefferies, d’autres ONGs et organisations de base, les autorités locales, par exemple). Cette démarche vise à impliquer de manière active la communauté dans la définition des questions la concernant, dans la prise de décisions sur des facteurs affectant sa vie. Cette perspective correspond bien à l’approche orientée changement, qui est basée sur l’évolution et les changements des acteurs sur un même territoire.

Quels sont les leçons apprises jusqu’à présent par le MESAD ?

Les approches orientées changement (AOC) ont permis d’aller plus loin dans la capitalisation des résultats et dans la mise en valeur des aspects qualitatifs du projet. Avec cette approche, on sort du cadre logique et il y a plus de souplesse. De plus, cela permet de voir plus clairement les changements qui s’opèrent au sein de la communauté et des bénéficiaires : ce n’est pas la quantité qui mène au changement, c’est la qualité. Par exemple, sur 5 ans, le MESAD a soutenu la construction de 6 classes. Mais au-delà, il y a eu plus de prise de conscience au sein de la communauté sur l’importance de l’éducation des enfants (la communauté participe à la gestion de l’école aujourd’hui) et l’hygiène du milieu. Avec l’AOC, les outils et dispositifs permettent de mettre cette deuxième information plus en valeur.

Quels sont les perspectives du programme Prisme pour le MESAD?

Nous allons au MESAD continuer la mise en place des outils et des dispositifs AOC sur le projet Amboca. Concrètement, nous allons mettre en œuvre les activités, les suivre et les valider et évaluer les changements opérés avec les différents acteurs. En somme, adapter le dispositif au contexte du projet et l’expérimenter. Au sein du projet, impliquer davantage l’équipe dans l’appropriation des outils proposés par le Prisme.

Participation du RAEE à l’atelier Prisme

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Nasser Assoumani – Directeur de Maeecha et Coordinateur RAEE

Nasser Assoumani, Directeur de Maeecha et Coodinateur du RAEE, partage avec nous l’expérience du réseau lors de l’atelier Prisme de juillet.

Parlez-nous de l’atelier PRISME qui a eu lieu en juillet dernier? Quel est le rôle du RAEE ?

Les membres du Prisme se sont réunis à Paris du 6 au 10 juillet dernier pour échanger sur l’avancement du programme en général et en particulier de produire des enseignements transversaux, de construire des messages communs, de travailler sur notre projet, de se renforcer entre pairs pour relever nos défis et de se projeter enfin dans l’avenir. Le RAEE représenté par MAEECHA des Comores et le MESAD de la Cote d’Ivoire avait joué le jeu en partageant selon les moments son expérience aux Comores et en Cote d’ivoire vu que nos projets étaient parmi les tout premiers à démarrer.

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La journée de l’Enfant Africain (JEA) 2015 célébrée à Madagascar par l’ASA

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Suites aux fortes intempéries qui ont frappées Madagascar durant le premier trimestre 2015, le programme scolaire de nos élèves a été retardé. Du coup, les élèves de la ZMA n’ont pas pu célébrer la Journée de l’Enfant Africain à la date prévue c’est-à-dire le 16 juin. De ce fait, la célébration de la JEA a été organisée comme suit : le 19 juin pour l’école primaire d’Antanambao (au Nord) et d’Ambatolahihazo (au Sud) et le 21 juin pour l’école secondaire d’Ampasipotsy. Les parents ont aussi été conviés à assister à la célébration car ils sont aussi concernés dans l’éducation des enfants. Ils étaient nombreux à répondre l’invitation.

Pancarte confectionnée par les élèves avec le thème de la JEA 2015

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La Journée de l’Enfant Africain (JEA) 2015 célébrée en grande pompe au Nyumakele.

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Anrifidine Abdou, élève de l'ECMA

Anrifidine Abdou, élève de l’ECMA

La Journée de l’Enfant Africain a été célébrée ce mardi 16 juin partout en Afrique. Aux Comores, la cérémonie officielle a eu lieu à DAGI dans le Nyumakelé où plus de 2000 personnes ont pris part à cette commémoration. C’était l’occasion pour le vice président chargé de la santé Dr Fouad MHADJI de faire un état des lieux sur la situation démographique des enfants dans l’archipel. Aux Comores les enfants représentent 47% de la population totale avec une représentation différenciée au niveau insulaire : A Mohéli un habitant sur 2 a moins de 18 ans tandis que cette proportion a atteint 53,2% à Anjouan contre 41%  à Ngazidja. S’agissant des mariages précoces, une enquête démographique et de santé à indicateurs multiples réalisée en 2012 aux Comores montre que trois femmes sur dix soit 31%  entrent en union  relativement tôt, atteignant l’âge de 18 ans. Les enfants de cinq différentes écoles du Nyumakelé ont vibré le stade de DAGI par des sketches de sensibilisation sur les mariages précoces. more →

Solidarité des partenaires africains lors du séisme au Népal

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Camp à Tundikhel – Kathmandou. Image source: VOC

Les manifestations de solidarité aux victimes du tremblement de terre au Népal se sont démultipliées les jours qui ont suivi le séisme. Les partenaires africains ont démontré toute leur solidarité aux partenaires népalais, VOC, CWCN et Bikalpa : « A nos amis du Népal, qu’ils sachent que nous sommes de tout cœur avec eux en ces moments aussi bien difficiles pour eux que pour l’humanité toute entière. Bien heureusement, ils ont la vie sauve, on ne manquera pas de remercier les divinités tout en priant pour qu’il n’y ait plus d’autres dégâts » (MESAD). Le partenaire aux Comores, Maeecha, a aussi exprimé sa solidarité : « nous sommes de tout cœur avec eux! ».

Voice of Children reçoit le prix international « Star Impact »

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logovocVoice of Children (VOC), partenaire de Partage au Népal, est le lauréat du prix « Star Impact » de l’année 2014 dans la catégorie Asie-Pacifique sur le thème de la protection. Ce prix récompense un travail sans relâche afin d’améliorer l’environnement des enfants les plus vulnérables. Le directeur de VOC, Mr Krishna Thapa a reçu ce prix de Bill Clinton, lors d’une grande cérémonie qui a eu lieu en décembre 2014.

Le prix “Star Impact” récompense et reconnaît le formidable travail des organisations locales qui améliorent le quotidien et la qualité de vie des enfants dans leur pays. Ce prix est divisé en 4 catégories différentes : la santé, l’éducation, la protection et WASH, pour les zones Asie-Pacifique, Amérique latine – Caraïbes et Afrique Subsaharienne. Ce prix a réuni plus 500 participants venant de 65 pays du monde entier. Parmi eux 136 candidats venaient de 13 pays de la région Asie-Pacifique et c’est VOC qui a finalement été choisie pour remporter le prix « Star Impact » de 2014.

PRISME : Définition d’une vision de l’ECMA à l’horizon 2021

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Participants au séminaire PRISME à Adda

Participants au séminaire PRISME à Adda

Le premier atelier sur l’approche orienté changement initié par l’association F3E en partenariat avec Maeecha a eu lieu du 11 au 13 novembre 2014 à l’école communautaire Maeecha (ECMA), à Adda. Cet atelier entre dans le cadre d’une expérimentation des méthodes de suivi et évaluation orientées changement qui permettront de mesurer si un changement s’est produit chez les bénéficiaires et dans quelle mesure y a contribué à travers l’action.

L’équipe de Maeecha, les représentants de la communauté d’Adda, des élèves, des enseignants de l’ECMA et des encadreurs pédagogiques ont pris part à cet atelier. Marthe-Valère Feuvrier, membre du F3E et co-animatrice de cet atelier nous livre ses impressions par rapport aux différentes étapes du séminaire.

Parlez-nous du PRISME ?
Le PRISME est un programme pilote, un programme d’expérimentation de méthodologies innovantes pour mieux comprendre, mieux apprécier ce qui change chez les acteurs sur un territoire et comment les actions des ONG y contribuent.
Le PRISME est  une dynamique collective qui s’est construite sur un constat : nos outils de suivi-évaluation actuels ne nous permettent pas de comprendre et d’apprécier ce que les projets et actions de développement produisent comme changements. Ces outils sont utiles pour piloter et pour mesurer nos résultats mais ils ne suffisent pas pour la compréhension de ce qui se joue chez les acteurs (changement de comportement, de mentalités, de pratiques etc.).
Le F3E a donc proposé le lancement d’un programme collectif sur 4 ans pour tester ces méthodologies, les éprouver et en tirer des leçons et des apprentissages utiles à tous.
Le PRISME est composé de 15 projets pilotes d’expérimentation. Il concerne une trentaine d’organisations et collectivités dans une dizaine de pays, en France, en Afrique et dans les Caraïbes.

Quel a été l’objectif de l’atelier qui s’est déroulé à Adda ?
L’objectif de l’atelier était d’avoir une compréhension fine du contexte et des acteurs qui évoluent autour de l’école communautaire Maeecha, de construire une vision collective pour l’ECMA à l’horizon 2021 et enfin de poser les premières pierres d’une planification et d’un suivi-évaluation orientée changement.

Qu’est ce qui a retenu votre attention lors de cet atelier ?
La liberté de parole des participants, leur confiance, leur implication, leur ouverture pour s’approprier cette nouvelle manière de penser et voir les projets.
La qualité et la pertinence des remarques, des questions, des restitutions: chaque mot est discuté, négocié et partagé!

Les animateurs de l'atelier (Lamiat, Marthe et Martin)

Les animateurs de l’atelier (Lamiat, Marthe et Martin)

En quoi la communauté va contribuer à ce changement ?
Elle sera une actrice essentielle comme elle l’a toujours été. C’est l’émergence au sein de la communauté d’un conseil d’école renforcé qui sera déterminant pour atteindre la vision d’ECMA.

Que diriez-vous de l’implication de tous les acteurs de l’ECMA dans cet atelier ?
Exemplaire et déterminée!

Quel rôle le F3E va jouer dans ce processus dans les prochaines années ?
Le F3E accompagnera Maeecha et l’ECMA -et par extension Partage et le RAEE-, pendant les 4 années du programme pour tester, éprouver et réajuster le dispositif de suivi à toutes ces étapes.
Au niveau collectif, le F3E poursuivra la mise en lien de Maeecha avec l’ensemble des membres du PRISME et pourquoi pas au-delà. Le F3E mettra également en valeur l’ensemble des expériences des membres du PRISME.

L’agenda du PRISME aux Comores ?
En cours de construction!

Atelier PRISME aux Comores : bilan de l’ASA

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DSC05019Dans le cadre de la mise en place du PRISME (Programme d’innovation méthodologique pour planifier, suivre et évaluer des processus de changement), un atelier de mise en pratique de la formation reçue lors du Séminaire de Paris du mois de septembre dernier a été organisé par MAEECHA à Anjouan en novembre dernier.

L’ASA a eu le privilège d’être invitée pour participer à cet atelier. A cette occasion, elle a été représentée par Léonce Wing Kong, directeur exécutif et par Roger Randriarimandroso, chargé des affaires agricoles et du suivi-évaluation au sein de l’association.

Nous avons donc assisté « en tant qu’observateurs », à l’atelier de réflexions sur la mise en pratique de la nouvelle méthode de Suivi-Evaluation : Approche Orientée vers le Changement (AOC). Il s’est tenu durant trois jours, du 11, 12 et 13 novembre à l’ECMA (Ecole Communautaire de Maeecha) sise à Adda.

L’Atelier a été animé par le F3E représenté par Marthe-Valère Feuvrier, par Martin Viélajus (consultant) et Daphné Motte (Partage).

Déroulement de l’Atelier :

Au début, il y a eu une séance de présentation du PRISME, chaque entité, participants et la présentation de la nouvelle méthode de suivi-évaluation dénommée : Approche Orientée vers le Changement.

Quant aux participants, ont été représentées, diverses catégories de personnes, de classes d’âge différentes, allant des enfants de 10/12 à des Autorités civiles, des Instituteurs, des parents d’élèves, des responsables pédagogiques, des directeurs d’école, coordinateur, des observateurs…

Durant les 3 jours, les échanges et les discussions étaient vivantes, tant en séances plénières que pendant les travaux de groupes. Tous les participants sans exceptions ont pu émettre leur point de vue devant les situations et questionnements présentés.

Nous avons appris dans cet Atelier que cette nouvelle méthode de suivi-évaluation est une approche qui cherche à aller plus loin que le résultat, une « approche changement » qui entraîne une logique de « contribution » collective d’où de nouveaux comportements, d’attitudes, se forment après chaque « situation » rencontrée (trouvée collectivement par les participants eux-mêmes). Cette approche est partie d’une « Vision » plutôt que « des objectifs » comme d’habitude sur l’ACL (approche Cadre Logique).DSC05113

Ce qui nous a étonnés, c’est que les enfants, sans aucun complexe, devant les autres catégories de personne, ont pu participer activement à la discussion. La projection des images a beaucoup aidé les participants à faire des recherches et à exprimer objectivement.

Les questions posées (questions ouvertes ou fermées) par les divers animateurs ont pu animer chaque séance.

A première vue, nous avons constaté que cette méthode est très intéressante car elle ne présente pas de « résultats figés et connus à l’avance », uniquement pour atteindre un objectif mais incite d’une manière complexe, sans suivre la voie de la linéarité, pour tendre vers la « Vision ».

Toutefois, nous avons remarqué que trop d’images dans un spot de projection pourraient induire les participants à interpréter autrement la réalité. Nous suggérons qu’un spot soit simple, moins de gravures.

Notre participation à l’atelier, en tant qu’observateurs, nous a tout de même permis de mettre déjà en chantier, avec l’aide de Daphné, des projets qui sont propres à l’ASA. En effet, nous avons pu travailler sur le changement à apporter sur le système scolaire dans notre zone de migration en impliquant davantage les parents d’élèves sur la vie de l’école et de leurs enfants – entre autres, la mise en place officielle de l’Association des Parents d’Elèves (APPEL), en suivant les démarches de l’AOC.

Par ailleurs, nous avons appréhendé, en général, la nouvelle méthode. Toutefois, une formation complémentaire et complète nous permettrait d’être réellement dans le bain. Notre vœu pourrait être exaucé lors de la prochaine rencontre de tous les membres du RAEE aux Comores où, justement, il est prévu qu’une formation sur cette nouvelle méthode d’approche de suivi-évaluation AOC soit organisée.DSC05500

En marge de cet atelier, nous avons pu découvrir la beauté des Iles de la Lune, en visitant quelques endroits formidables, comme la presqu’île de Domoni sur laquelle, lorsque le temps est dégagé, nous pouvons apercevoir de loin l’Ile de Mayotte. Nous avons également, pu visiter, sur la Grande Comores, des lieux paradisiaques, comme Le Lac Salé, le Trou du Prophète, les belles plages de Mitsamiouli. Les traversées (pour relier la Grande Comores de l’Ile d’Anjouan) assez mouvementées, mais combien merveilleuses, sur le bateau Ntchingui Express. Merci à Nasser et à son équipe pour ces découvertes !

Pour terminer, nous tenons à exprimer nos vives reconnaissances à l’équipe de Maeecha, dirigée par Nasser Assoumani et à Partage, qui nous ont permis d’être présents à cet atelier.

Nous n’oublierons pas la bonne ambiance et l’accueil chaleureux qui nous ont été réservés. Les sourires de nos amis comoriens sont gravés à jamais dans notre mémoire !

Veloma mandra-pihaona ! (A très bientôt !)

Léonce Wing-Kong et Roger Randriarimandroso