Logo_MaeechaDECLARATION DES ENFANTS SUR LA JOURNEE MONDIALE DE L’ENFANCE

Aujourd’hui 20 novembre, le monde entier célèbre la journée mondiale de l’enfance.

Moi, Istafida Mohamed Bacar, 14 ans, je porte la voix des enfants comoriens soutenus par l’ONG Maeecha pour faire la déclaration suivante :

La convention internationale des droits de l’enfant adoptée le 20 novembre 1989, que l’Etat comorien a ratifié avec 191 autres pays, affirme que je ne suis pas seulement un être fragile qui doit être protégé mais je suis une personne qui ai le droit d’être éduquée, soignée, et surtout écoutée, quel que soit l’endroit du monde où je suis né€. Et aussi le droit de m’amuser, d’apprendre et de m’exprimer.

Malheureusement, et malgré moi, chez moi, dans ma région, dans nos maisons, nous sommes des milliers à ne pas avoir accès à plusieurs de ces droits. Même les droits les plus fondamentaux ne nous sont pas toujours garantis.

Dans mon pays, l’Union des Comores, selon les données nationales,

  • 30.000 enfants ne vont pas à l’école,
  • 1.000 filles et garçons quittent chaque année l’école sans aucune autre alternative,
  • 55 % des enfants arrivent au collège sans savoir lire
  • 5.000 enfants sont maltraités,
  • 2.000 enfants sont placés,
  • 2.000 enfants ne sont pas enregistrés à l’état civil,
  • 3.000 enfants sont malnutris,
  • Et 2.000 enfants n’ont pas accès à des soins appropriés.

Cette situation est plus que préoccupante car beaucoup d’entre nous finissent par arpenter les rues sans perspectives d’avenir, nous sommes exposés à des comportements à risque, et certains parmi nous prennent même des risques au péril de leur santé et de leur vie.

J’ai appris que dans le monde, nous sommes un milliard à souffrir de privations liées à la pauvreté, à la guerre, ou au sida. A être privés d’éducation, de soins de santé, de nourriture ou d’eau potable.

Et tout cela n’est pas juste !

Mes camarades et moi méritons de faire partie d’un monde où il nous est possible, à toutes et tous, d’aller à l’école en sécurité pour y avoir un enseignement de qualité, favorisant notre bien-être.

Mes camarades et moi méritons de faire partie d’un monde dans lequel nous avons la possibilité d’avoir un habitat digne, de la nourriture suffisante, des soins accessibles et de qualité ainsi que des loisirs.

A nous, ce monde-là nous paraît possible pour nous épanouir et réaliser pleinement nos rêves, dans la paix et dans la dignité.

Alors, j’attire votre attention ; vous, hommes et femmes politiques comoriens, vous, nos parents, vous, acteurs de la société civile vous, organisations internationales et vous, opinion publique, sur l’importance de la ratification à l’action afin de construire un monde meilleur pour tous.

Je vous remercie !